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Lettre de Gilles Leperlier de
l'UNEF
Suite à l'expertise de l'Agence d'Evaluation de
la Recherche et de
l'Enseignement Supérieur (AERES), de nombreuses filières ont obtenu la
note d'appréciation la plus basse du classement de l'agence. Ainsi des
filières comme les licences de Science de l'Education, de Créole et
d'Ethnologie se sont vues attribuées la note C pour le contenu de
l'enseignement et l'adéquation de ces derniers avec le marché de l'emploi.
L'UNEF a de nombreuses fois dénoncé les méthodes d'évaluation de l'Agence,
qui trop souvent ne prennent pas en compte la réalité économique et
sociale dans lequel se situe l'Université. L'UNEF rappelle qu'on ne peut
se contenter de statistiques de réussite et d'insertion professionnelle
pour déterminer si une filière est viable ou pas. En effet, la lutte
contre illettrisme dans notre département qui compte encore 110 000
illettrés revêt un enjeu important que l'Université de La Réunion
s'efforce de combattre par cette formation qui vise à apporter toutes les
connaissances et compétences aux acteurs de l’éducation en général.
L'UNEF s'inquiète de la fermeture annoncée de certaines filières mais
rappelle que cette fermeture reste pour le moment hypothétique. Elle
rappelle que la fermeture d'une filière ne peut s'opérer en cours d'année
universitaire car les étudiants se sont déjà acquittés de leur frais
d'inscription. Par ailleurs, une telle décision ne peut être prise par le
seul président de l'Université car seul le Conseil des Etudes et de la Vie
Universitaire (où siège 12 élus étudiants) peut se prononcer sur une telle
sanction. Par ailleurs, l'UNEF rappelle que la fermeture d'une filière
suite à une évaluation de l'AERES se produit rarement, car l'Université
réadapte sa filière aux recommandations faites par l'AERES sous contrôle
du Ministère et des élus des conseils centraux.
Par ailleurs, cette proposition de l'AERES pourrait être l'occasion
d'améliorer et d'adapter la formation des sciences de l'éducation pour
être encore plus efficace au vue des futurs masters de l'enseignement.
Nous devons rester vigilants et travailler dans la concertation pour
l'amélioration de cette formation dans l'intérêt des étudiants.
L'UNEF demande un engagement ferme du Président en ce sens mais dénonce
l'instrumentalisation de ce mouvement par des enseignants peu soucieux des
intérêts des étudiants et qui ne recherchent que la satisfaction de leurs
propres intérêts. L'UNEF rappelle que bon nombre de ces enseignants n'ont
pas hésité à phagocyter l'ancienne Coordination étudiante de La Réunion à
des fins électoralistes et craint la réédition de ce scénario.
L'UNEF appelle les étudiants à se prévenir contre toute récupération de
leur mouvement et réitère son plein soutien à ce mouvement et dénonce une
fois de plus la logique de rentabilité, qui semble être le leitmotiv
depuis l'adoption de la LRU. La réussite de nos étudiants et le
développement de notre île doivent être les maîtres mots de l'Université;
la priorité est et doit rester l'éducation.
L'UNEF Réunion
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